samedi 18 octobre 2008

La vie sexuelle de Robinson Crusoe

Voilà un bon livre bis comme il y a des bons films bis à base de héros célèbres revisités under la ceinture, du genre Les chevauchées amoureuses de Zorro. Michel Gall reprend l’histoire de Robinson d’un point de vue objectif. En effet, si Defoe décrit bien les péripéties de son personnage luttant pour sa survie, il fait l’impasse sur ses instincts et ses pulsions. On retrouve donc ici un Robinson faisant ce qu’il peut pour satisfaire ses envies sexuelles. Rapidement lassé de glisser son zizi dans une goyave, il passe alors aux chèvres, qu’il habille de sous-vêtements féminins récupérés dans le navire échoué.

Pouah… On s’est tous posé la question de savoir si on aurait mangé ses amis dans le cas des pauvres rugbymen écrasés dans la cordillère des Andes en 1972, mais là, se farcir des chèvres, je crois que je pourrais m’en passer… Bref. Un perroquet, un « plantigrade au pelage fauve », une chatte, tout y passe. Malgré ces piètres pis-allers, Robinson rêve. Des chapitres décrivent ses songes qui, s’ils font intervenir des amantes humaines, n’en deviennent pas moins de plus en plus tordus à mesure que les années passent sur l’île déserte.
Puis, comme on sait, débarquèrent les sauvages cannibales. Robinson sauva l’un d’eux pour en faire son joujou sexuel tous les jours de la semaine et pas seulement le Vendredi… Didi en verra donc de toutes les couleurs jusqu’à leur délivrance et leur retour à la civilisation…
Un livre érotique très original donc, dont la lecture s’avère très plaisante et surprenante. Emmanuel Pierrat, avocat, grand érotomane et écrivain, le considère d’ailleurs, et à juste titre, comme un petit chef-d’œuvre de l’érotisme.

En plus des deux éditions que je possède (Le Pré aux Clercs et Jean-Claude Simoën), j’inclus ici deux autres couvertures : celle d’Olympia Press car ce fut Maurice Girodias qui publia d’abord ce livre en anglais, dissimulant son ami Michel Gall sous le pseudonyme d’Humphrey Richardson ; puis celle du Cercle du Livre Précieux en 1963, première édition française accueillant des collages de Francis Dumoulin.
Et pour finir, une photo de l’auteur invité par Bernard Pivot. Voilà, je crois qu'on a fait le tour du sujet, il ne vous reste plus qu'à trouver ce livre...

7 commentaires:

ROBO32.EXE a dit…

Voila qui me coupe la chique...

(mais chèvres + sous-vêtements féminins me semble constituer une combinaison érotique plutôt fascinante)

anitaa a dit…

pas si surprenant que ça...
celui de Tournier évoque ce manque et la relation ambigue (ou pas )avec vendredi, j'ai un vague souvenir d'un coït dans la terre, où je l'ai inventé ?

losfeld a dit…

Possible, je ne l'ai pas lu

mister M a dit…

vendredi c'est patate aussi

jimmy a dit…

vendredi c'est sodomie titrait mon journal local ya pas si longtemps. Et dans mon coin paumé l'abus des chèvres doit etre plus fréquent que l'on croit.. ah.ah.ah.

losfeld a dit…

Patate et sodomie, quel beau programme... Le niveau intellectuel de ce blog est en danger :)

Marc L. a dit…

Lu avec pas mal d'étonnement. Il est vrai que l'épisode de la chèvre... mmmm.... Je préfère quand même la version originale! Cela dit, à titre de curiosité littéraire, il vaut le détour!