vendredi 20 juin 2008

Scandinapoil

Lettrisme

Petite visite chez un soldeur et bonne surprise, des livres qu'ils vendaient depuis des années à des prix assez élevés (20-30 euros) passés à 5-20 €... de quoi faire une razzia lettriste... Je connais un de mes lecteurs qui convoite les Isou... Si ça te dit je t'en prendrai quelques uns.

mercredi 18 juin 2008

Pin-up du mois (4) juin 2008


Avec tout ça j'allais oublier la pin-up du mois... doublure de S. Loren paraît-il...

Imdb a dit: Luisa Baratto, Liz Barrat, Liz Barret, Louise Barret, Liz Barrett, Louise Barrett.
- Colpo di stato (1969) (as Liz Barrett)
... aka Coup D'Etat (International: English title)
- Lungo giorno del massacro, Il (1968) (as Liz Barret) .... Lara
... aka The Long Day of the Massacre
- Invincibile Superman, L' (1968) (as Liz Barrett) .... Gloria Devon
... aka Re dei criminali, Il (Italy: alternative title)
... aka Superargo (UK)
... aka Superargo and the Faceless Giants
... aka Superargo the Giant
... aka Superargo, el gigante (Spain)
... aka The King of Criminals
- Pistolero segnato da Dio, Il (1968) (as Liz Barrat)
... aka Due pistole e un vigliacco
... aka Gunman Sent by God (USA)
... aka Two Guns and a Coward
... aka Two Pistols and a Coward (USA)
- Scacco internazionale (1968) .... Stefanie MacConnell
... aka The Last Chance (USA)
- Colpo doppio del camaleonte d'oro (1967) (as Liz Barrett) .... Micaela
- Sette winchester per un massacro (1967) (as Louise Barrett) .... Manuela
... aka 7 Winchester per un massacro
... aka Blake's Marauders (USA: video title)
... aka Payment in Blood
... aka Renegade Riders (USA)
... aka Seven Winchesters for a Massacre
... aka The Final Defeat
... aka Winchester for Hire (Australia: video title)
- Requiescant (1967) .... Lo
... aka Kill and Pray (USA: DVD title)
- Devilman Story (1967) (as Liz Barrett) .... Christine Becker
... aka The Devil's Man (USA)
- Killer Kid (1967) (as Liz Barret) .... Mercedes Hernandez
- Boia scarlatto, Il (1965) (as Louise Barret) .... Edith
... aka A Tale of Torture
... aka Bloody Pit of Horror (USA)
... aka Castello di Artena, Il
... aka Crimson Executioner
... aka Some Virgins for the Hangman
... aka The Castle of Artena
... aka The Red Hangman (USA: promotional title)
... aka The Scarlet Executioner
... aka The Scarlet Hangman
... aka Virgins for the Hangman

lundi 16 juin 2008

Ernst Ratno. Ne sont pas morts tous les sadiques, 1948.


Ernst Ratno. Ne sont pas morts tous les sadiques. Ed. Fournier Valdes, 1948.

Voilà un livre plus que singulier, une perle de la littérature trash, un bijou déglingué, un poème purulent, un des plus grands livres que j’aie jamais eu entre les mains. A tel point que j’ai hésité à en parler, pas pour garder ça pour moi mais par peur de flinguer les qualités du bouquin par ma maladresse. Ce livre tue, croyez moi !
Ernst Ratno ? On ne sait rien de ce type, sauf qu’il a publié quelques ouvrages dont, probablement, Le Festin des Charognes aux éditions du Scorpion, sous le pseudo ( ?) de Max Roussel, réédité par Jean Rollin aux Belles Lettres dans la collection Les Anges du Bizarre (et oui encore).
Max Roussel est ici présenté comme le traducteur du livre (vieux stratagème de l’auteur qui se cache derrière le traducteur). On sait aussi que Losfeld édita clandestinement ce bouquin dans les années 1950. Quelques allumés du bulbe vont jusqu’à suggérer que Max Ernst serait derrière tout ça… Bref Ratno intrigue, et il y a de quoi !

Dès la première page, on entre dans la pure hallucination d’un décor apocalyptique. S’il y a ici des âmes sensibles, passez votre chemin ! Donc, on est en Allemagne (suppose-t-on), la guerre (seconde devine-t-on) est finie, restent « les ruines », dans lesquelles Johan, un jeune type de 24 ans se débat pour survivre, tuant tout ce qui vit pour se nourrir. Tout sent la mort autour de lui, les cadavres jonchent le sol, la faim le ronge, la peur le paralyse. Il frappe un jour à la porte de « la vieille », celle qui échange son corps contre une chambre et un peu de nourriture, sous l’œil de son sale chat noir. Pendant l’accouplement, Johan est pris d’une folle panique, il ne supporte pas le rire ignoble de la vieille et l’étrangle après avoir enfoncé ses mains dans son sexe, faisant remonter les flots d’un sang poisseux ! La vieille succombe, les jambes écartées, le sexe déchiqueté par son chat qui y a enfoui son museau allègrement pour manger la confiture destinée à Johan…(vous avais prévenus)
Ce dernier sort et croise la route de William, « des cheveux noirs, des yeux d’azur, un sourire d’ange triste », une douzaine d’années de souffrances et d’abjection. Il lui sauve la vie en lui faisant fuir une patrouille et en l’abritant dans la maison de la vieille. Quelque chose de profond relie dorénavant ces deux âmes en peine. Johan se lie à William comme à un frère de misère mais William veut repartir dans « la forêt », au-delà des « ruines », un territoire inexploré que Johan ignore et redoute. Et il veut repartir seul. Johan pleurniche jusqu’à ce que William accepte de l’emmener avec lui à une condition : il fera « tout » ce qu’il lui demande, « tout ».
Et là, ce livre prend à mes yeux une dimension sordide presque inégalée depuis Lautréamont ou Sade !
Ce que le début laissait augurer d’étrange et de glauque explose dans une folie narrative stupéfiante et incontrôlable. Gore, débridé, désespéré, farfelu, foutraque, ce livre atteint les sommets du déjanté.
Johan et William partent donc vers la forêt, traversent les ruines dans une ambiance infernale dantesque, dans la folie, le froid et l’absurdité du paysage saccagé par la barbarie généralisée. « Jusqu’à quelle nuit interminable du monde devraient-ils être traqués comme des bêtes fauves, à peine un peu plus loin des quelques lumières clignotantes de la ville sombrée, où étaient tapis les repus pour d’autres carnages.
Jusqu’à quelle nuit interminable du monde, le solstice de sang devrait-il durer avant que ne se lève l’éclatante aurore de la Rédemption ? »
Arrivés au terme de leur voyage, les voici dans l’antre de William, une pièce délabrée où sont terrés 4 autres enfants : Marlène, la sœur de William, Edma, sa « femme », Georgie, petite fille chétive et Frantz, petit accordéoniste défiguré et aveugle. Rapidement, Johan comprend où il se trouve. La petite Georgie est un garçon que William déguise en femme, Frantz joue de la musique pour distraire les clients qui déchargent leur haine et leur testostérone sur ces pauvres enfants prostitués par l’abominable William. Or Johan a promis de tout faire en échange d’un toît et de nourriture. Tout faire… Vint donc un soir où « personne n’entendit son cri de douleur qui se confondit avec le vent, les rires, les chants et la jolie valse que déversait l’accordéon de Frantz. Personne, sauf peut-être William, qui eut un rictus de joie ».
Au fil des jours, il se lie d’amitié avec le petit Georgie et avec Frantz, qui lui racontent la violence de William et Edna, qui les maintiennent cloitrés ici, à la merci de types qui les violent chaque nuit contre du thé et un peu de viande. Impossible pour eux de retourner en ville car, là-bas, on kidnappe les enfants, on les tue ou on les met dans des convois sans retour, vers d’inconnues destinations. Johan lui-même sait que la ville est devenue trop dangereuse, c’est pourquoi il se terrait dans les ruines.
Il devient au fur et à mesure le compagnon d’infortune de ces pauvres enfants prostitués, subissant chaque soir l’assaut des clients ramenés par William de la ville où il s’aventure pour les ramasser.
Jusqu’au jour où Erik, un mystérieux chasseur qui passe souvent dans le bordel leur révèle à tous que William les exploite et leur ment. La ville est sûre, la guerre terminée, le travail ne manque pas, ils ne sont pas dans une forêt mais au milieu d’un minuscule bois… La ville est tout proche, derrière la colline.
Le lendemain, William tue froidement Georgie qui tentait de s’enfuir et annonce à Johan qu’il a besoin de lui pour recruter un nouveau petit garçon à déguiser en fille. Il leur faudra aller en ville pour cela.
Johan est bouleversé, ses repères ont valsé aux quatre coins cardinaux. Le monde déjà écroulé s’écroule à nouveau sur sa tête. L’abjection est totale, submergeant tout. Il prend son poignard et l’enfonce dans le cœur de William et d’Edma, ainsi que dans celui de la petite Marlène, la sœur de William qu’il prostituait également. Il lui promet qu’il vengera leur misère. Puis c’est au tour du pauvre Franz. Et là le délire total semble s’emparer de l’auteur qui décrit ce meurtre avec une violence purement hallucinante, à tel point que je préfère scanner la page plutôt que de résumer l’action…

Le carnage terminé, Johan met le feu à la maison et part vers la ville « vêtu de sa robe de femme et ses longs cheveux au vent ».
Quelques mois plus tard, on retrouve Johan employé dans une boîte pour homos, le Bilboquet (…) Son patron, Emil, lui montre la presse dans laquelle on ne parle que du « tueur de sadiques », un mystérieux assassin ayant déjà commis 107 forfaits contre des invertis en seulement quatre mois… Les crimes sont tous commis après 4h du matin, l’heure de la fermeture de la boîte. Emil ne soupçonne pas Johan mais craint pour son petit commerce.
Vers 1h du matin se pointe un client qui veut sortir avec Johan mais le règlement interdit de quitter l’établissement avant 4h. L’homme paie donc rondement Emil qui accepte de laisser Johan aller avec lui. Ce dernier quitte donc le Bilboquet et dans la rue mal éclairée, sort son poignard, prêt à faire une 108ème victime… Mais l’homme anticipe et le maîtrise. Il savait que Johan était le « tueur de sadiques », et il le lui prouve. Cependant il ne veut pas le dénoncer… et là accrochez-vous, on tombe dans le délire total… Il lui propose de rejoindre une organisation anarcho-terroriste pour mettre en œuvre efficacement ses actions meurtrières. Jusque là ses meurtres d’homosexuels étaient des crimes vains et inutiles. Il lui propose de liquider des personnages nettement plus importants qui mettent en danger la liberté des citoyens. Cet enchaînement est purement délirant à la lecture, donnant à ce livre un tournant un peu décevant car on perd un peu l’incroyable abjection du début de l’ouvrage mais il ouvre le livre sur des possibles insoupçonnés… faisant à mes yeux de Ratno une sorte de fou littéraire fascinant…
Johan a donc pour mission d’organiser un attentat avec deux complices. Il se rend à l’étranger pour accomplir cette mission. Durant celle-ci, l’un des complices, un jeune type avec qui Johan s’entendait bien, meurt en même temps que la cible. Johan perd à nouveau la tête. Il sombre dans l’alcool et prend une revenche hétérosexuelle en s’engouffrant dans de multiples relations tarifées avec des prostituEEs. Et puis, trop de temps s’écoule entre les missions, son sadisme l’omnubile. Il a, comme le personnage d’Héléna que j’évoquais plus bas, le « goût du sang ».
Il met à profit sa récente science des explosifs pour faire sauter le Bilboquet, retrouvant son rôle de « tueurs de sadiques » préféré. 35 morts dont son ancien patron Emil… Après un dernier attentat qui lui fait assassiner un ministre, Johan perd carrément la tête, rongé par toute cette horreur accumulée et sombre définitivement dans l’alcool et les femmes. Arrêté, il s’enfuit et se réfugie à Genève où il se consacre à l’écriture, imbibé des Ames mortes de Gogol et de l’Apocalypse de Saint-Jean (…). La toute fin vire dans le grand n’importe quoi baroque : il apprend que son recruteur anarcho-terroriste est en fait un agent double à la solde de la police ! Il le fait venir auprès de lui à Genève, refusant de croire ce qu’on lui dit mais devant l’évidence, il sort son arme. Toutefois, incapable de tirer, il laisse l’homme s’enfuir. Ne reste plus pour lui, après tous ces échecs, ce désespoir, ces bains de sangs diaboliques, qu’à se replonger dans le vice du sexe et de la violence. Il quitte le livre au bras d’une prostituée. Où allait-il ? « IL PARTAIT REJOINDRE LA RACE DES SADIQUES » (majuscules dans le texte bien sûr…)
Je ne crois pas exagérer en disant que je n’avais jamais lu un livre aussi taré de ma vie… En même temps, les trois premiers quarts avant le délire complet sont réellement merveilleux, d’une noirceur digne du meilleur Maurice Raphaël d’avant les polars de gare. Cet univers de fin du monde est un pur joyau littéraire qui vaut bien La Route de Cormac McCarthy. Moi je dis, Ernst Ratno, prix Nobel 2009 !

jeudi 12 juin 2008

George Maxwell. Fallait pas me doubler !

La Môme « Double Shot » a acquis sa petite notoriété chez les amateurs de polars déglingués des années 1950. On ne sait toujours pas qui se cache derrière ce pseudo joliement franco-américain de George Maxwell, et c’est bien dommage. Faut dire qu’au vu du peu de rééditions jusqu’à présent (deux titres aux Belles Lettres à moitié épuisés, réédités par Jean Rollin) y’a pas de quoi se battre pour les droits d’auteurs, mais merde on aimerait savoir…
Fallait pas me doubler ! est le premier tome de la série des Môme, pas le meilleur mais il faut bien commencer quelque part.

175 pages de flingues, d’insultes, de sous entendus et de sur entendus salaces. Le résumé de l’histoire n’a pas grand intérêt mais le voici : Hope Travers, la Môme, se rend à une soirée mondaine dans les milieux du cinéma aux lits woodiens qui finit… au lit, en partouze générale comme il se doit. Quand elle reprend ses esprits, elle est couverte du sang de Peter Van Mopps, un ponte. Sauf qu’elle n’a rien fait, contrairement à ce qu’annoncent les journaux du lendemain. Elle largue le type dans le lit duquel elle s’est retrouvée au matin et commence une cavale estivale. Pour vous donner un idée du climat : « Il plombait un soleil terrible, et la sueur me dégoulinait sur la gueule et le long du dos jusque dans la raie des fesses ». Vous l’aurez compris, la Môme a du coffre, des balles et une langue bien pendue. Sur sa route elle croise un Noir qui la prend en stop, et pas qu’en stop (occasion de quelques pages qui puent bien le racisme et les « ya bon » à la Hergé).

Hope lit dans les canards que Mildred Ellis, la maîtresse du défunt et Perry Walligby, son secrétaire, l’accusent du meurtre. Elle n’aura de cesse de faire chauffer le Luger pour se venger d’eux. Avant cela elle zone au gré des rencontres et du paysage. « Il faut arbsolument (sic, festival de coquilles au rdv) que je profite des ressources du coin pour me refaire suffisamment, si je ne veux pas me faire poisser comme un vulgaire peigne-cul », c’est pas de la grande littérature ça ?

La suite : elle rencontre Arthur Mattew, propriétaire d’un casino qui lui propose un boulot. Il ne la balancera pas aux flics, en échange elle aura pour mission de surveiller Zacco qui gère les lieux et qu’Arthur soupçonne de lui piquer du fric. La Môme accepte le boulot et les caresses d’Arthur. Elle change d’identité, de coupe de cheveux et de couleur d’yeux. Rapidement, Zacco la drague et lui explique qu’Arthur est un cave et qu’elle n’a pas besoin de lui. Le même Zacco supprime purement et simplement le proprio quelques pages plus loin. Dès lors Hope se fait un ennemi de plus. La suite n’est qu’une succession de fusillades, de voitures cramées et de scènes de catch féminin (p.138 pour les amateurs) menant à la double vengeance, car tout se fait en double chez la Môme, comme les trous dans le crâne de ses ennemis.

Quelques citations de choix et les plus belles coquilles (ou les deux à la fois) :

« Et c’est pas pour dire mais, moi quand je m’y mets, suis la reine des conasses (sic)»
« Il fait noir comme dans une cervelle de député »
« J’y vais, dis-je… toi, vas tenir compagnie à ce chaueffur (sic) qui s’enquiquine tout seul dans sa bassine. »
« Une belle double-mouche que t’as fait, me cria-t-il du plus loin ; en désignant l’endroit yavec (sic) son pouce. »

Certains tomes de la Môme, peut-être pas écrits pas le même auteur, laissent éclater des perles poétiques entre les pages de vulgarité et de "bang bang he shot me down". Pas dans celui-là hélas. Allez donc, tant que vous y êtes, lire ou relire l’excellent texte sur J’veux mon blé de ce cher ROBO32.EXE

mardi 10 juin 2008

Ira Hagen


Page volante d’une revue, cette photo d’Ira Hagen est probablement une des seules photos de l’actrice trouvables sur le net, et c’est bien dommage pour la mémoire de ce joli brin de brune.
Ira Hagen a joué dans Donne… Botte e Bersaglieri de Ruggero Deodato en 1968, Der Moderclub von Brooklyn de Werner Jacobs en 1967 et Funeral in Berlin de Guy Hamilton, un an plus tôt, de même que dans Playgirl de Will Tremper, films dont j’ignore tout. Peut-être que parmi les spécialistes de cinéma qui me lisent…


Après un bon gros mois d'absence et de découragement... Ce blog reprend sur un rythme non défini. En gros je posterai quand j'aurai du temps, tout d'un coup, puis plus rien, ou régulièrement, bref, j'en sais rien. Merci pour les encouragements de la dizaine de lecteur/trices réguliers. Si je n'avais pas peur de vomir je reprendrais ces mots de James Blunt, "you're beautiful"!

jeudi 22 mai 2008

Nobuo Asada

Pas grand chose à voir avec le reste de ce blog mais je suis tellement admiratif des quelques (rares) photographies que j'ai pu trouver de cet artistes sur le net que je voulais les faire découvrir.

mardi 20 mai 2008

Catalogue des Editions du Bébé Noir / La Brigandine

Encore une fois, voici un post dont l'idée vient de l'excellent Dr. Orlof.
J'ai déjà consacré un post à l'un des titres de la Brigandine, excellente maison d'édition du début des années 1980, mêlant pornographie libertaire, élans situationnistes et délires en tous genres. Rien que les titres de ces savoureux ouvrages donnent une idée de l'ampleur des dégâts.
Derrière un grand nombre de pseudos se cachent les francs-tireurs Jean-Pierre Bouyxou (Georges de Lorzac, Jérome Fandor, Georges Le Gloupier, Claude Razat, Elisabeth Bathory, Philarète de Bois-Madame...), Raoul Vaneigem (Julienne de Cherisy) ou le traducteur Frank Reichert (Luc Azria, Francis Carter, Gary Semple, Gilles Soledad, Luc Vaugier)*

Après quelques recherches sur les sites de ventes, j'ai collecté une belle liste (non exhaustive mais presque) des titres publiés par le Bébé Noir puis La Brigandine, classés par auteur, accompagnés de quelques scans. D'autres couvertures seront postées sur mon autre blog. Chaud devant!
* source.


Editions du Bébé Noir

D
Philippe Despare. Les Emois de Marie
Frank Dopkine. Le Loup et la Gnole
Frank Dopkine. Dégelées précoces
Frank Dopkine. Science Friction
Frank Dopkine. Des diams de petite vertu
Gilles Derais. La Peau lisse des nurses
F
Sébastien Frac. Canebière pression
Virginie Floreffe. Eros et Camés
G
Jimmy Garcia. A corps et à crime
Judith Gray. Julie la rouste
L
Anne de Launay. L’île aux délices
Nicolas Le Scanff. Cris et Suçottements

M
Natacha Muller. Les Mensonges d’une nuit d’été
Georges Moreville. Des gars, des os
Georges Moreville. Pour une poignée de taulards
N
R. Numos. L’Argent n’a pas de pudeur
Numos. La motarde de Dijon
Numos. L’abbaye ne fait pas le moine
Dominique Nangis. Satyre à conséquences
P
Dan Perrot. Un vrai temps de tous seins
R
Claude Razat. Trafics de coquine
Claude Razat. Ciné à mateurs
Claude Razat. Frankenstein, de filles en aiguilles
V
Luc Vaugier. C’est pas toujours la veuve qui porte le deuil
Luc Vaugier. Le dernier Don Juan de la nuit
Luc Vaugier. Des coups et des douleurs


Editions La Brigandine :


A
Luc Azria. Les feux de la crampe
Luc Azria. Choyez gentille
Luc Azria. L’enfilosophie dans le boudoir
Luc Azria. Le droit à la caresse
B
Elisabeth Bathory. S.O.S mes deux seins
Hurl Barbe. Les sept mercenaires
Hurl Barbe. Pompe le mousse
Philarète de Bois Madame. Science et vit
Barboura Bajoie. L’étroit petit cochon
C
Julienne de Cherisy. La Vie secrète d’Eugénie Grandet
Pierre Charmoz. Cime et châtiment
Francis Carter. L’Enfer n’est plus de saison

D
Gilles Derais. Les sept merveilles du monstre
Frank Dopkine. Des chibres et des lettres
Frank Dopkine. Crapules au vert
Frank Dopkine. Salle des Vamps
Pierre Dubois. God save the crime
E
Jacques Erial. L’étrangère étranglée
F
Jérôme Fandor. Ton corps et tatoué.
Jérôme Fandor. L’Epiée nue
Barbara Feige. Une fille à la patte
G
Sébastien Gargallo. Chaud business
Sébastien Gargallo. Groupie mains rouges
Sébastien Gargallo. Tiens voilà du Bouddha
Sébastien Gargallo. Un vice à papa
Sébastien Gargallo. Marie chantage
Sébastien Gargallo. Rien faire et les séduire
Sébastien Gargallo. Le flambeur demi sel
Sébastien Gargallo. Le Kamikaze de l’Oncle Tom
Sébastien Gargallo. Le fossile et le marteau
Eric Guez. Le Feu occulte
Eric Guez. T’as d’beaux vieux tu sais
Eric Guez. Pelottes d’hellenes
Eric Guez. Des coups plein l’aïeul
Eric Guez. Oracle O désespoir
Eric Guez. Des Mutants de Panurge
Eric Guez. Pastille d’amante
Eric Guez. Le bal des petits vits blancs
Eric Guez. La Belge au bois dormant
Eric Guez. L’Homme des tavernes
Eric Guez. Le Savant de Marseille
Eric Guez. Les maléfices à papa
Eric Guez. Le Massacre du printemps
Sébastien Gargallo. Un vice à papa
Sébastien Gargallo. Tout pour l’égoût
Frédéric Georges. Tel père tel vice

L
Georges Le Gloupier. Sévices après vamps
Georges Le Gloupier. Les accidents de l’amer
Georges de Lorzac. La Loque à terre
Georges de Lorzac. Les Clystères de Paris
Francis Lotka. Le popotin de la commère.
Francis Lotka. La rousse au petits roberts
Francis Lotka. Pour qui sonne le gland
Francis Lotka. L’odeur du bookmaker
Francis Lotka. Dérèglement de compte
Francis Lotka. Ice crime
Francis Lotka. Des hommes sans cible
Francis Lotka. Louche écossaise
M
Florent Massada. L’agent n’a pas d’odeur
Florent Massada. Tapinage artistique
Florent Massada. Une femme dans chaque pore
Florent Massada. Strip à la mode de Caen
Frank Murdoch. Sucettes à la Nice
Frank Murdoch. Tétins Et Mi-Lourds
Frank Murdoch. Transes Eros Express
Frank Murdoch. Sans tabou ni trompette
P
Jonathan Pibrac. La Garce Champêtre
Jonathan Pibrac. Le vice dans la vallée
Philippe Packart. Les torchons et les soviets
Philippe Packart. Bloody mairie
Humphrey Paucard. L’ulster à l’estomac
R
Claude Razat. Sorcellerie rémoulade.
Julie Renoir. La peau sur le revenu
Benjamin Ruppert. Loin des yeux loin du tueur
Benjamin Ruppert. Faux mage ou dessert
Benjamin Ruppert. Déclic et des claques
Benjamin Ruppert. Les potins de la comète
Benjamin Ruppert. Chaud effroi
Benjamin Rupert. Les Trois Moustiquaires
Benjamin Rupert. Sabbat, ça vient
Benjamin Rupert. Trop poulet pour être honnête
Benjamin Rupert. Lubriques à braque
Benjamin Rupert. A poil et à vapeurs
S.
Gary Semple. Les hommes préfèrent les bombes
Gary Semple. La musique adouçit les meurtres
Gilles Soledad. Dollars ou du cochon
Gilles Soledad. Langes bleus
Gilles Soledad. Interdit aux mains de 16 ans
Gilles Soledad. La Maldonne des sleepings
Gilles Soledad. Un petit salé aux Antilles
Gilles Soledad. Attouchements sans douleurs
Gilles Soledad. Fêtes de fins damnés
Gilles Soledad. En avant l’amnésique !
Carlotta Simpson. L’éducation gentiment sale
V
Jean-Louis Villiers. Embrouilles à minettes


dimanche 18 mai 2008

la multiplication des carrefours

Suite à un échange avec Dr.Orlof, l'idée m'est venue de consacrer un autre blog aux couvertures de romans que j'aimerais posséder, pour constituer une sorte de bibliothèque idéale du bizarre.
Rendez-vous donc aussi par-là : http://frenchbookcovers.blogspot.com/

Retour de chine - 18 mai 2008

Comme un dimanche sur deux, petite visite au marché du livre d'occasion de la place Brassens (métro Porte de Vanves pour les parisiens).

Dans les trouvailles du jour, du roman "fin de siècle" avec Jean Lorrain, du Max Jacob, de l'anarchisme avec Han Ryner et le fondateur des J.A.R. Jean-Pierre Rosnay. Plutôt bonne pioche donc.

samedi 17 mai 2008

Mai 68... Dolce Vita n°8

Voilà la seule évocation de mai 68 que vous trouverez sur ce blog ('cause the revolution will not be televised).
Dolce vita est une revue dont je possède peu de numéros mais dont chaque feuilletage (effeuillage?) est un régal. Qu'en pensez-vous?

La revue proposait sans doute une ou deux autres photos de Dahlia Lavi (Le Corps et le Fouet de Bava) mais un malotru a cru bon d'arracher la page de mon exemplaire...)

jeudi 15 mai 2008

Brigade Mondaine 1 - 2 - 3...

Au risque de passer pour un pervers demeuré (je le suis un peu) auprès de mes lecteurs, je persiste et signe, affirme et confirme: je suis un lecteur des "Brigade Mondaine". A vrai dire j'ai même motivé le projet à long terme de tous les lire du premier au dernier, en commençant par les 3 premiers que voici.

Je sais, ce n'est pas de la grande littérature, c'est écrit dans l'urgence, c'est sale... mais non ce n'est pas sale, c'est très sain bien au contraire. La Haute Kulture de l'époque, celle qui a les honneurs des pages du Magazine littéraire ou des Inrocks vaut-elle mieux?... Quant on s'est ingéré les 45 pages du dernier Grégoire Bouillier, merdocouillesque pâté littéraire expérimental prétentieux, écrit à la 2ème personne pour faire moderne et novateur (Butor, La Modification, 1957...) et qui croit choquer avec un matériel de téléfilm érotique bulgare, on trouve les "Brigade Mondaine" très réussis. De plus j'ai appris depuis peu qu'une grande plume se cachait derrière plus d'une centaine des titres de la collection, à savoir Philippe Muray romancier et essayiste "de premier ordre", ce qui ne fait que confirmer que ces petits romans sans prétention ne sont pas si mal écrits. Enfin, Flaubert et plus tard James Joyce n'ont-il pas affirmé trouver délicieux les romans popu du prolifique et coquin Paul de Kock, relisez les début d'Ulysse et vous verrez... bref, j'assume.

Les 3 premiers BM et une pub bien pas comme il faut pour un flingue en page 222 du Monstre D'Orgeval.

mardi 13 mai 2008

Suicide is painless - MASH




Magnifique thème de Mash repris par Keren Ann et Barði Jóhannsson pour le duo Lady & Bird...

Through early morning fog I see
visions of the things to be
the pains that are withheld for me
I realize and I can see...
[REFRAIN]:
that suicide is painless
It brings on many changes
and I can take or leave it if I please.
I try to find a way to make
all our little joys relate
without that ever-present hate
but now I know that it's too late, and...
[REFRAIN]
The game of life is hard to play
I'm gonna lose it anyway
The losing card I'll someday lay
so this is all I have to say.
[REFRAIN]
The only way to win is cheat
And lay it down before I'm beat
and to another give my seat
for that's the only painless feat.
[REFRAIN]
The sword of time will pierce our skins
It doesn't hurt when it begins
But as it works its way on in
The pain grows stronger...watch it grin, but...
[REFRAIN]
A brave man once requested me
to answer questions that are key
is it to be or not to be
and I replied 'oh why ask me?'
[REFRAIN]
'Cause suicide is painless
it brings on many changes
and I can take or leave it if I please.
...and you can do the same thing if you please.

BB comme Belle Biscotte

Pub pour les biscottes Luc, du temps de sa gloire et avant la crétinisation: