mardi 20 avril 2010

Claudia Jennings in Gator Bait (1974)

Beverly & Ferd Sebastian. Gator Bait (1974)



Voilà un bon film d’exploitation, une perle de drive-in crade, violente, mal jouée mais extrèmement plaisante. D’autant plus qu’on y découvre une Claudia Jennings (playmate de novembre 1969) bien remontée contre une bande de ploucs lui faisant la chasse. La pauvre petite Desiree (qui porte bien son nom), accusée à tort d’avoir tué l’un des leurs, va devoir jouer de tous ses talents pour défendre ses miches et celles de ses frère et sœur. La vie est dure dans la jungle, les aligators vous bouffent la choucroute en moins de deux. Le sheriff est une ordure, presque autant que son crétin de fils Billy Boy. Pis y’a d’autres méchants, qui violent, qui tuent, qui pensent avec leur flingue et leur triste quéquette (deux éléments qui se superposent comme on le voit sur une des captures).
Des longueurs certes mais une atmosphère intéressante si l’on arrive à passer outre l’extrème brutalité misogyne du film, l’humour redneck et les 250 « Billy Boy » prononcés.
Pour se remettre, quelques images de la jolie Claudia dans le magazine au lapin.

Johannes Vennekamp

Magnifiques illustrations de La Galère de Jean Genet par le peintre Johannes Vennekamp. Ed. Merlin, 1991.

vendredi 9 avril 2010

Actu : Giallo book covers

Le blog consacré aux couvs de polars italiens commence à peine à ressembler à quelque chose. Et pour cause! J'ai acheté un petit lot de gialli que je scanne au fur et à mesure. Pour une fois vous avez droit à des images de qualité alors allez donc jeter un oeil là-bas. Au rendez-vous, des jolies filles, des logos qui tuent, et du jaune!

>>>>>>>>>> Visit my Giallo book covers blog!

samedi 27 mars 2010

Joseph W. Sarno - Flesh and Lace (1965)

Voilà un bon petit film de sexploitation que ce Flesh and lace de Joseph W. Sarno (réalisateur prolixe de la série B qui passa au X dans les années 70 avec notamment un Deep Throat 2 que j’aimerais bien voir)

Tout commence dans un club de strip. Beverly (la jolie Heather Hall dont il semble que ce soit sa seule apparition au cinéma) est la nouvelle arrivée. Timide et troublée par les hommes, elle ne sait pas trop comment réagir à ceux qui se montrent plus entreprenants que prévu. Son désir est frustré par la peur de coucher avec eux.

Le boss la prend en grippe et fait tout pour la virer mais Joan (Judy Young/Alice Lin ) la protège. Jusqu’au jour ou un client fait un scandale à cause d’elle et elle se retrouve à la rue. Joan l’héberge mais apparaît alors Rooke le gambler, merveilleux personnage de bad boy au regard plus qu’expressif joué par John Aristedes. Ce dernier se faufile dans son lit. Joan les surprend et fout Bev dehors.

La malheureuse se tourne alors vers un vendeur de jouets (qui lui offrit une grosse peluche avec laquelle elle s’excite dans une scène assez mémorable) rencontré au hasard d’une ballade (la seule scène en extérieur du film). Hélas, le malheur universel va la rattraper… Je ne vous en dit pas plus.

Sarno filme dans un merveilleux noir et blanc, s’attardant sur les parties de dés, et bien sûr sur les effeuillages et autres danses lascives des filles du club.

Particularité des films de Sarno, le désir est observé et traité du point de vue féminin. Ici il s’agit avant tout d’un portrait de Beverly, Bev la timide, Bev la vicieuse, la manipulatrice, personnage complexe qui fait tout l’intérêt du film.

Bref, une série B plus qu’agréable à regarder mais qui traine un peu. La bande son jazzy finit par devenir insupportable d’autant plus qu’elle ne s’interrompt pas une minute des 73 qu’en compte le film. Mais on ne va pas trop se plaindre…

A lire : un chouette petit texte à propos d’un ancien hommage de la cinémathèque.
A acheter : le dvd