dimanche 24 février 2008

Mister Nostalgia présente... Marie Bell

Marie Bell (1900-1985), tragédienne et comédienne française, dont la carrière s'étend de 1923 aux années 70, fut une amie intime de Louis-Ferdinand Céline quelques années après que fut prise cette photographie vantant les mérites d'une crème de beauté. Elle oeuvra également dans le théâtre expérimental et d'avant-garde et accueillit dans sa salle des pièces de Jean Genet.

Je trouve cette photo d'une beauté étonnante, faite de mélancolie lasse et de charme ravageur. On y voit aussi à quel point la publicité des produits de beauté a peu évolué, conviant des vedettes de cinéma à faire la pose pour de la laque ou du parfum.

Aussi je voulais vous présenter Marie Bell, parce qu'elle le vaut bien...


(source: 4e de couverture du n°613 de Fantasio, 15 août 1932)

vendredi 22 février 2008

Akbar del Piombo - 2 - The Boiler Maker

Chose promise...Voici le deuxième volet Rubington. Celui-ci est en anglais, publié par Citadel Press pour les Etats-Unis et Olympia Press pour la France, copyrighté 1961, un grand cru!
Dans un grand élan de générosité à la zines, je passe au scan total mais je ne poste, pour commencer, que les 20 premiers (sur 48). Le reste viendra quand j'aurai le courage...

mercredi 20 février 2008

Akbar del Piombo aka Norman Rubington - 1 -

Immense Maurice Girodias, éditeur de Burroughs, Samuel Beckett et Nabokov pour Olympia Press…et de multiples ouvrages pornographiques. Voici quelques exemples de sa production pour les éditions La Grande Séverine (« Editeur-Traiteur » !), du nom d’un étrange café théâtre qu’il avait créé dans une cave, 7 rue Saint-Séverin dans le 5e arrondissement de Paris. Ces livres furent pour moi l’occasion de découvrir Akbar del Piombo, alias Norman Rubington, peintre, collagiste, sculpteur, auteur… de génie.

Dans ces petits ouvrages aujourd’hui rares et fragiles qui manquent se déchiqueter à chaque scan… Rubington s’est adonné au détournement de gravures anciennes avec un humour surréaliste et libertaire purement formidable. Tout cela rappelle fortement Max Ernst et ce n’est pas pour me déplaire. Malgré tout, rien n’est réédité… Profitez-en donc un peu avec moi !

Voici d’abord L’Anticame ou Les Exploits de Sir Edwin. Ce dernier, élégant londonien et « illustre limier, as incontesté de la lutte contre les stupéfiants » se voit chargé d’une mission Outre-Atlantique, à New York, où la came, l’Héroïne, la Marihuana, font des ravages dans la population. Sir Edwin part donc en lutte contre les « plâtrés » (les drogués bien sûr), à New York puis à « San Francisco, capitale de la Secte Beatnik » (ahahahuhu). Il y découvre tous les ustensiles dont usent ces malfaisants pour s’adonner à leurs méfaits (gravures hallucinantes d’objets médicaux divers) et poursuit le caïd, le… Drogman !! Bien sûr il le capturera, libérant l’Amérique de ce fléau stupéfiant…

Je vous invite à cliquer sur ces images pour y lire les textes délirants au possible qui accompagnent les gravures, good trip garanti !









La suite au prochain numéro avec 2 autres livres du même, enfin si toutes ces conneries intéressent quelqu’un, et sus aux « prosélytes du culte Beatnik » !

Clovis Trouille and covers

Pour en savoir plus sur ce génial peintre surréaliste.

Artemidore d'Ephèse. La Clé des Songes. Ed. Arcanes, 1953.
Yves Le Manach. Le Matérialisme saisi par derrière, Ed. La Digitale, 1988 (détail de Stigma Diaboli de Trouille)


Top 100 Favorite tracks - 2/10 -

11/ Nick Drake “Place to be” (le plus mélancolique et le plus sensible avec un univers unique)



12/ Soul Coughing “Mr. Bitterness” (leur premier album est pour moi un truc absolument intouchable et novateur)



13/ Kings of Leon “Charmer” (quand on imite bien les Pixies, on fait un excellent morceau)



14/ Tricky “Poems” (dommage que ce mec ait perdu l’inspiration après Angels with dirty faces...)



15/ Arno “Les yeux de ma mère” (beaucoup plus qu’un Tom Waits belge...)



16/ Marc Ribot “Happiness is a warm gun” (ahhhhhhhhhhh)



17/ Elysian Fields “Tides of the moon” (un de mes 3 ou 4 groupes préférés et mon meilleur souvenir de concert)



18/ Jay-Z “Hardknock life” (“I'm trying to murder everything moving”)



19/ Arto Lindsay et Marisa Monte “?” (Arto Lindsay de DNA et la divine Marisa pour un pur moment de génie, loin des guitares noisy)



20/ Al Green “Simply beautiful” (parce que je dois en partie à ce type ma rencontre avec C.)

samedi 16 février 2008

Photos mystères

Mon respect éternel à qui saura mettre un nom sur ce visage. Probablement une actrice. Au dos de ces photos on peut lire "Les audacieux 1958"... titre de film? Imdb ne m'a rien appris.

Des croix et des saints... 3

J'ai retrouvé cette carte dans un des multiples cartons des livres, photos et autres curiosités qui s'entassent chez moi en attente de bibliothèques libres...
A laquelle je rajoute deux scans tirés de l'excellent L'Erotisme au cinéma de Lo Duca publié par Pauvert.
Heddy Lamarr dans Eterna femmina:

Ainsi que Silvana Pampanini dans Dodici:

Je sens que cette petite thématique a de l'avenir...

vendredi 15 février 2008

Mademoiselle Daisy

Voilà pourquoi j'aimerais remonter le temps. Me retrouver un doux matin de printemps de l'année 1937, "en face des jardins et du métro des Tuileries", au 208 rue de Rivoli. Revêtu d'un chapeau et d'une canne tout ce qu'il y a de plus sobre et discret, prêt à faire l'acquisition de livres licencieux auprès de Mademoiselle Daisy.

Aujourd'hui je n'ai aucune envie d'entrer dans un sex-shop, tout y est fade et morne, la chair est triste. L'érotisme n'est plus qu'un mot "vintage", le charme une antiquité et la frivolité un borborygme. Bring me back to 1937!

Des croix et des saints... 2

Merci à Manuel pour les pistes de recherche et merci à Guscity, talentueux photographe que j'ai découvert par son Flickr que je vous invite ardemment à visiter! Il m'autorise gentiment à utiliser deux de ses images pour poursuivre ma thématique. Allons y donc gaiement...



Thanx Guus !

Debbie Harry

J'ai jamais été un très grand fan de Blondie mais j'ai perçu très tard à quel point, outre sa magnificence, cette nana pouvait avoir une classe et une ouverture d'esprit bluffantes.


Quelques photos glanées ici et là...

Dernier achat vinylistique...

Des croix et des saints...1

Si vous possédez d'autres photos capables de compléter ce début de thématique, je suis preneur... Mais que ça ressemble à quelque chose quand même.


Captain W.E. Johns. King et les Zombies

Maintenant que vous connaissez un peu mes goûts, vous comprendrez pourquoi à la seule lecture du titre de ce livre, j’ai claqué mes 3 euros avec un enthousiasme certain… Une bonne histoire de zombies ça fait toujours du bien ! Pis la couv’ était plutôt attirante.
Bref topo : Le capitain Larrington King (dit Gimlet) est nommé par le gouvernement « Gouverneur de l’île de Santelucia », autrement dit une île perdue des Antilles qu’il serait bien bon de civiliser… Accompagné de l’ex-caporal « Copper » Collson, de « Trapper » Troublay (je le fus) et de Nigel Peters (« Cub »), King s’aventure sur l’île et y découvre une population entièrement zombifiée !
« Cub s’était imaginé qu’il recevrait un accueil chaleureux, avec peut-être même une réception officielle. Mais il n’y eut rien de tout cela. Les hommes ne bougèrent même pas, et se contentèrent de les regarder avec des yeux mornes dans des visages sans expression ». Bouh.
Plus tard la petite équipe comprendra que les précédents colons ont été, eux aussi, zombifiés par un houngan, à savoir un prêtre vaudou, appelé Papa Shambo, re-bouh ! Mais malgré tous ces obstacles, les valeureux parviendront, comme personne ne s’en doutait…, à ramener l’ordre sur l’île et à faire tomber les superstitions. Enfin pas tout à fait, puisque à la fin (vous le lirez pas de toute façon alors je raconte), un questionnement taraude toujours nos petits (z)héros
« Il fallait croire que Shambo possédait des dons exceptionnels d’hypnotiseur, ou bien qu’il détenait des secrets de drogues ou de poisons qu’il savait certainement employer. Après tout, il se passait encore à Haïti où le culte vaudou était toujours pratiqué, des choses étranges défiant toute explication ».
C’est à mes yeux ce qui sauve encore cette petite daube de roman pour ados des années 1950, qu’il reste un peu de mystère et de rêverie dans l’histoire, et pas seulement la vision du gentil blanc qui va apprendre à vivre aux barbares… ça et certaines descriptions qui moi m’enchantent parce qu’elles me font oublier le froid, le gris et l’infâme remugle des couloirs du métro.
« De la mer, assoupie sous la lumière ardente et blanche d’un soleil torride, elle présentait bien l’aspect d’une île tropicale, et répondait à son attente. Entourée de la ceinture d’écume blanche qui signalait les récifs, elle s’élevait nonchalamment au-dessus de l’eau calme dont la teinte variait du bleu turquoise clair au bleu marine plus foncé. Une végétation luxuriante recouvrait l’île comme un manteau où se mêlaient tous les tons de verts imaginables ».


Ed. Presses de la Cité, 1955, n°107 de la série.