vendredi 10 février 2012

Exciting !

Parmi la ribambelle de revues françaises fifties ayant proposé des photos et dessins érotiques, il faut certes trier mais cela vaut la peine car on tombe parfois sur de véritables perles. La qualité du papier et/ou de la repro laisse parfois à désirer mais c'est toujours plus intéressant que les revues pour mecs qu'on trouve aujourd'hui dans les kiosques... La preuve par l'exemple avec ce Exciting n°1 (le seul d'ailleurs, peut-être) de 1952 !

samedi 28 janvier 2012

Carlos de Radzitzky

Pour être tout à fait honnête, avant ce matin, je n’avais jamais entendu parler de Carlos de Radzitzky, avant de tomber sur ce livre à 2 euros dont la couverture m’a tout de suite hurlé ‘Carrefour étrange’ !
Carlos de Radzitzky (1915-1985) fut semble-t-il connu dans le milieu du jazz pour avoir écrit plusieurs biographies et participé à plusieurs revues.
Son autre talent fut la poésie et comme tout bon surréaliste belge qui se respecte, son imagination semble avoir couvert plusieurs domaines dont celui de la traduction (de poètes hongrois) et du collage. Et ce pour notre plus grand bonheur même si, il faut l’avouer, son art de collagiste ne s’élève pas à mes yeux au niveau d’un Hugnet. mais il faut reconnaître que « Toujours lui (le retour de Fantômas) » ou « Les voyageurs de la nuit » ont une puissance trouble capable de retenir mon attention et de la faire voyager dans les terrains vagues du rêve éveillé. Des clins d’œil à Clovis Trouille, à Félix Labisse, à Magritte ou Lewis Carroll ponctuent ces œuvres à la beauté inquiétante.

« Ô femme descendue au milieu de la mer
Portant une blessure en forme d’oiseau blanc
Tu recrées la vague qui berce mon sommeil » (1937)

« Voici la nuit que hante nos aveugles visages » (1937)

« Mais au-delà du temps je veille
Brûlant de sève et de rumeurs
Rêvant que demain et la veille
Ne feront qu’un pour les dormeurs
Et qu’il neigera des abeilles » (1972)

Un artiste à redécouvrir !

Carlos de Radzitzky. Le commun des mortels. Ed. André de Rache, 1973.

Chansons de salles de garde

Publié en 1936 aux Editions du Scorpion? ces deux informations m'ont quelque peu troublé. En effet, à ma connaissance, Jean d'Halluin ne fonde les belles éditions du Scorpion (Vian, Hyvernaud, Maurice Raphaël, Queneau, Malet etc.) qu'en 1946. Après quelques recherches il semblerait que cette édition pour souscripteurs (hors commerce donc) soit l’œuvre de l'éditeur Robert Denoël ! "La littérature de « second rayon » est un moyen commode pour boucler des fins de mois difficiles, mais il semble que Denoël s'en soit tenu à ce seul ouvrage" peut-on lire ici : http://www.thyssens.com/01chrono/chrono_1930.php
Une curiosité donc.
Les illustrations savoureuses sont de Marcel Prangey.

mercredi 11 janvier 2012

Un éditeur comme on les aime

Les fidèles du blog savent déjà que la littérature fin de siècle et décadente nous obsède et que quelques éditeurs fétiches comme L'Arbre Vengeur nous font souvent la joie de la rééditer (Bloy, Richepin...) C'était sans connaître l'existence du Chat Rouge, une petite maison d'édition située à Vic-la-Gardiole, dont le catalogue nous ravit et nous surprend agréablement, par le choix des textes et de la charte graphique. Décadents de la grande époque et curieux auteurs contemporains s'y côtoient. L'ombre de la fascinante Gabrielle Wittkop plane dans les parages, un vent mauvais et revigorant à la fois nous inonde. Les étagères de nos bibliothèques réclament du Chat Rouge!

Une visite sur leur site s'impose : http://www.lechatrouge.net/