mardi 3 mai 2011

Alvaro Vitali

A la demande de quelqu'un qui se reconnaîtra, voilà un post consacré à l'un des plus grands sex symbols du cinéma italien du siècle dernier, j'ai nommé le superbe, le charismatique, le bouleversant Alvaro Vitali! Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, sachez que ce monsieur a commencé sa carrière dans les films de Fellini, Polanski et Dino Risi, et cette fois je ne blague pas, avant de s'illustrer magistralement dans le genre des sexy comedies italiennes pour notre plus grand plaisir. Revêtant toujours des rôles d'imbécile prêt à recevoir des tartes qui font mal, son jeu d'acteur est, avec la plastique avantageuse des comédiennes de ce genre, l'un des intérêts fondamentaux de films comme L'infirmière de nuit de Mariano Laurenti dont sont tirées ces quelques captures. Comme j'assume entièrement ce post, je n'y ajouterai aucune capture de la somptueuse Gloria Guida, sauf si, vraiment, vous y tenez... Mais résistez, et laissez vous submerger par le charme d'Alvaro!

samedi 30 avril 2011

En mai c'est Martinet

Fintitude continue son oeuvre de redécouverte du génie français oublié et publie (le 19 mai en librairie) la correspondance jusque là inédite avec son ami l'éditeur Alfred Eibel. Voici donc le deuxième numéro de Capharnaüm, revue élégante et rare dans le paysage éditorial français. On y découvre avec bonheur quatre photos inédites de l'écrivain maudit, sorte de gros ours mal rasé luttant dans un monde qui ne lui aura pas fait beaucoup de cadeaux, auquel lui en aura par contre donné plusieurs. Nous avions déjà évoqué ici sa nouvelle La Grande Vie, nous évoquerons un jour son chef-d'oeuvre Jérôme (Ed. Finitude), livre culte si ce terme a un sens, digne de Biély et Dostoïevski.
La correspondance de Martinet a ceci de fascinant que l'on y découvre un homme solitaire et touchant, en proie à des difficultés financières (Pauvert qui ne lui versera presque pas d'argent après avoir "saboté" lui même la diffusion de La Somnolence, vendu à 427 exemplaires avant d'être pilonné) et familiales (une soeur qui passera sa vie en hôpital psychiatrique). Martinet se révèle un homme hargneux dont les avis sur ses proches sont aussi acerbes que sa désespérance est radicale. Pour autant, alors qu'il ouvre une Maison de la Presse et se résout à ne vendre que des journaux sans intérêt et des San Antonio, Martinet n'en garde pas moins un respect pour les petites gens qui passent la porte de son magasin sans même un regard pour les Jim Thompson et autres Léo Malet qu'il expose et tente de leur faire découvrir. Ces gens-là seront toujours pour lui plus respectables que les intellectuels parisiens et le milieu du cinéma dont il a claqué la porte avec un soulagement non dissimulé...
Bref, il faut saluer Finitude pour cette entreprise miraculeuse et LIRE Jean-Pierre Martinet sous peine de se priver d'un bonheur unique en son genre!

Michel Gourdon

Quelques gros plans de Gourdon pour saluer sa mémoire

vendredi 29 avril 2011

Pussycat / Not Magnus

Le cher robo venant de me foutre un gentil coup de pied au cul pour que je me reprenne et que j'alimente ce blog, je lui obéis derechef et vous propose un très joli Petit Format de 1978 signé Magnus (En fait pas du tout... cf. les commentaires)).

Premier volume dans lequel apparaît la splendide Pussycat, "souris d'hôtel nouveau genre, mélangeant au style Diabolik les fantasmes fétichistes de John Willie" comme le dit si bien le gusse sus-cité dans son article sur Le Trésor des Nazis, 3ème et dernière aventure (traduite du moins) de notre héroïne en latex et porte jarretelle.

Un des avantages et non des moindres de ce 1er volume et que la Pussycat y apparaît dans sa belle tenue BDSM un nombre de fois plutôt conséquent, ravissant nos petits yeux de pervers émerveillés par tant de cruauté et de grâce mêlées.

Qu'en est-il de l'histoire me direz vous? Tout commence par l'accident de Rhanon, le directeur de la banque de France (non scanné pour cause de brochage approximatif et de fragilité extrème de cet incu(l)nable de la culture populaire) qui perd le contrôle de sa gestap', autrement dit de sa voiture pour utiliser un peu d'argot havrais en guise de private clin d'oeil sans intérêt aucun. Bref, le type tombe dans un ravin avec terreur comme nous dans ce Petit Format. Bientôt les "Krruammm" et autres "Kttroonk" de ce bruyant accident attirent la curiosité de notre amie Pussy qui passait par là, accompagnée de son fidèle compagnon, le vilain Malthus (soit disant black alors qu'il ressemble plutôt à un maghrébin mais bon, on va pas pinailler). Sur le cadavre, nos deux crapules trouvent une "autorisation à entrer dans la Banque de France" et décident illico de mijoter un sale coup que vous avez déjà deviné...

L'inspecteur Mirka (bien charmante brunette...) reçoit une lettre annonçant la prise en otage du banquier (qui est plus mort que Jacques Laffitte si vous avez bien suivi). Pendant ce temps, Pussy et Malthus savourent leur réussite en s'enfilant allègrement à base de "tu aimes ça hein salope?". Puis a lieu la remise de la rançon (car Mirka négocie avec les criminels... c'est mal) qui nécessairement se passe mal, enfin pas si mal que ça puisque P&M parviennent à kidnapper Mirka. Pussy, jamais en rade d'idées machiavéliques, se déguise en Mirka! Hahahah, ils vont rien comprendre ces cons de poulets (discours intérieur).
En effet, ils n'y voient tellement que du feu que leurs neurones en crament... Ils laissent Pussy surveiller la banque seule et pénétrer dans le coffre en attendant les voleurs. Bien ouèj !
Pendant ce temps à Vera Cruz, ce bougre de Malthus abuse de sa prisonnière, la jolie Mirka : "Je veux voir comment réagit une policière lesbienne devant un sorbet comme le mien"... "Salopard, chacal, sale negro" s'entend-il répondre. Au lieu d'appeler Harlem Désir, l'infâme n'en est que plus excité...

Quand tout à coup l'histoire se complique. En gros le banquier n'était pas le banquier mais un certain Angel, truand qui avait pris son apparence pour lui aussi cambrioler la banque avec sa bande de malfrats malotrus malodorants...
Mais bon, Pussycat ramasse le pactole pendant ce temps, ignorant que bientôt vont surgir les autres sous-Mesrine merdeux mal rasés (+ une jolie pépée, détail important), tenant le banquier en otage (il n'est plus mort du coup, vous avez bien suivi???). Et là c'est la merde, 'putain d'merde Roger' même! Y'a beaucoup trop de chapardeurs et de gens déguisés dans cette banque, on se croirait au cirque! mais Pussy a mis les lingots de côté, Malthus se charge de les faire sortir pendant que notre maîtresse SM se débarrasse comme elle peut des autres cambrioleurs. Malthus fait péter une bombe pour niquer tout le monde et remplir la salle des coffres d'un tsunami d'eau d'égoûts... malheur!

Mirka, qui s'est libérée de ses liens, au lieu de chercher une cellule psychologique, repasse ses habits de flics comme si de rien n'était et se rend sur les lieux. On retrouve tout le monde sous la flotte, y compris le banquier à la grande surprise des flics... et Pussycat morte!! Noooooon, c'est pas possible !! Même Malthus, en lisant ça dans le journal, en pleure tellement il était amoureux ("Nous aurions dû mourir ensemble! [...] j'en ai rien à foutre d'être riche si tu n'es plus là" s'exclame-t-il dans un élan mélodramatique prouvant seulement que c'est une petite fiote et que Pussycat est bien une maîtresse SM digne de Maria Carnoski, la fascinante maîtresse au fouet de Pierre Mac Orlan...)
Sauf que, c'est pas possible qu'elle meure vous me direz... Les plus attentifs aux détails comprendront comment notre héroïne s'en sort et comment elle rejoint son dévoué esclave pour de nouvelles aventures !!!!

Voilà donc résumée cette belle histoire de substitutions d'identités multiples à base de dialogues vulgaires, de personnages sadiques et de dessins très émoustillants, faisant de ce Pussycat une bonne suprise pour un investissement d'un euro cinquante...

On attend donc impatiemment de lire la suite (dès qu'on la trouvera au détour d'une poubelle ou d'une étagère poussiéreuse de dépot vente), à savoir le bien nommé tome 2 : "Silence on bourre"... Vraiment, j'adore cette série!

Ed. S.I.C.I. (3 quai de l'Ourcq, 93500 Paris). Directeur de la publication: M. Lamy.

Un tréfle figure sur le dos du livre sans que la mention de la collection 'As de Tréfle' (clairement énoncée sur les tomes 2 et 3) ne soit précisée nulle part. Mon exemplaire est non daté, cependant on trouve ici la date d'août 1978.


Le dernier scan ("Echange mortel") n'est autre que la quatrième de couv' qui fait bien envie également, non?


vendredi 15 avril 2011

Le Baron de la Terreur - Suite et fin

Suite et fin des aventures du baron streumon...


Revoilà le monstreeeeuuu !! Et son costume incroyable, improbable au point que son visage se gonfle et se dégonfle à l’image tel un ridicule ballon (explications ? un souffleur caché devait-il en permanence regonfler la bête ?). Bref, le monstreuuuuu sort une langue redoutablement pointue et pique dans le cou le monsieur qui l’a vu sortir du caillou. J’espère que tout le monde suit... Une fois sa victime au sol, voilà-t-y pas qu’il se métamorphose en… baron Vitelius d’Astara ! Inouï ! C’est alors qu’il rencontre nos petits Sammy et Scooby d’apprentis astronomes, ou plutôt Frérérick Jones et Daphné Blake si l’on veut y retrouver d’enchanteresses ressemblances nostalgiques. Reinaldo (t’es chiant mec) lui demande donc s’il n’a pas vu tomber un aérolithe pendant que miss belles fesses scrute le ciel avec des yeux inquiets de fille intellectuellement peu éveillée. Bien sûr il n’a rien vu, il aime simplement se promener seul le soir dans les jolies montagnes du Mexique. L’astronome lui offre sa carte et l’invite à venir voir le merveilleux travail qu’ils font à l’observatoire avec leur professeur Saturnino Millan.


En attendant, le baron va au bar... Why not? Il y croise une jolie pépée et lui fait ‘ses yeux’. Par ‘ses yeux’ j’entends un regard profond comme une petite cuillère mais illuminé par au moins 2 lampes-torches (budget serré comme un bon café), ce même regard dont il usera tout au long du film pour hypnotiser ses victimes avant de les... Ah mince, je vous ai raconté la fin de la scène…

Examiné par un docteur, le corps de la donzelle révèle deux perforations sur la nuque (figurées par 2 olives tranchées collées au cou de la pauvre dame) probablement dues à un trépan électrique très précis (à savoir la langue en plastoque du monstre) lui ayant retiré du cerveau "toutes les masses encéphaliques". Mais quelle histoire ! En plus ce sont les mêmes marques que sur le cadavre découvert dans les montagnes ; je pense que nous avons affaire à un cereàl killer !

Pour se remettre de ces émotions, prenons soin de vérifier que la lune de Victoria se porte toujours aussi bien…

C’est quand même plus beau à voir que ça:


Pendant ce temps, les scientifiques désespèrent : la comète a disparu ! Mais ce n’est pas grave parce qu’un certain baron Vitelius d’Astara les invite à une soirée mardi 12 à partir de 21h, alors on va s’amuser et oublier toutes ces conneries de comètes perdues et de nuques perforées. Par contre c’est marrant mais tous les invités ont des noms d’anciens Inquisiteurs…


C’est sur ce piège si bien posé que je vais achever cette chronique, parce que ce film est un très bon burn and revenge, parce que Bach Films a besoin d’argent, et parce que je suis un peu sadique également.