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mardi 19 octobre 2010

Les Confidences de Chérubin

G.Donville. Les Confidences de Chérubin. Ed. Le Pré aux Clercs. 2000. Publié sous la direction de Dominique Leroy.
Voilà une belle réédition que les peu fortunés pourront s'acheter, faute de l'édition originale qui non seulement se fait rare mais ne s'approche pas à moins de 100 euros de vous.
En plus de ce texte très plaisant, publié à l'origine par le grand Jean Fort (les Orties Blanches etc.), dont le narrateur, Pierre de Thiverny, raconte, depuis l'initiation à la volupté par le voyeurisme (parents) et la découverte des fesses féminines (la jeune Monique et sa balançoire) à diverses pratiques sexuelles incluant la fessée avec de nombreuses compagnes de passage, en plus donc, cette belle édition reproduit les illustrations de l'édition originale (1939) de Chéri Herouard (signées Herric).
Un autre reprint a vraisemblablement été publié clandestinement par Losfeld mais je n'ai pas mis la main dessus.
TIVERNY, P. De., pseud.- Les Amours de Chérubin. Collection "Amours Galantes". [c. 1955] 8vo. pp. 248.[Dutel, 1001.] (source)

mardi 27 juillet 2010

Aimé Van Rod

Aimé Van Rod. Visites fantastiques au pays du fouet. Illustré de gravures et de nombreuses illustrations par G. Topfer. Paris: Librairie artistique et Édition parisienne réunies, (1922).

Voici un savoureux petit roman de flagellation comme savait si bien les écrire le prolifique Aimé Van Rod. Mais plus qu'un simple roman érotique fétichiste, sado-masochiste, c'est également un roman fantastique! En effet, le livre commence par la visite d'Asmodée, le Diable Boiteux, au riche banquier Haltmayer, qui, tirant sur sa pipe, rêvassait à des fesses de sufragettes à fouetter. Le démon, percevant ces suaves pensées, débarque par la fenêtre chez le bon Haltmayer et lui propose un petit voyage sur son dos velu. Direction l'Angleterre, réputée pour la rudesse de son éducation et ses étranges pensionnats de jeunes filles. Haltmayer jubile. Il assistera à de multiples scènes de flagellation, d'humiliation qui raviront ses désirs pervers. De plus, pour profiter encore mieux du spectacle, les deux acolytes voyeurs sont invisibles, passent à travers les murs et lisent dans les pensées des protagonistes!

Deux voyages dans deux pensionnats distincts constituent le sommaire de ce curieux roman richement illustré par Georges Topfer, alias Gaston Smit, déjà croisé sur le carrefour.

dimanche 28 septembre 2008

Serge de Fontanges. La Vagabonde Libertine. Editions de Minuit (pas les mêmes que celles auxquelles on pense immédiatement…)

Rien de bien sensationnel dans ce court texte illustré de quelques photos (« illustrations réalistes »). Serge de Fontanges en bon polisson du siècle passé, raconte l’initiation amoureuse de Jacqueline. A 17 ans, la petite chatelaine ne connait rien des troubles sensuels, prisonnière de la vie bien rangée que lui réserve sa mère, messe le dimanche et bienséance quotidienne. Jusqu’à ce que vienne au domaine la « grande cousine » de Jacqueline, Colette de Verneuse… Voyant en Jacqueline une proie facile, Colette provoque gentiment la jeune fille en l’embrassant un peu partout et en exhibant son anatomie dans l’herbe haute du jardin romantique. Jacqueline est troublée, on le serait à moins. « Oui, car il doit être bon de fourrager parmi cette herbe verte écrasée, et d’effleurer des lèvres, la brune toison très fine dont les touffes frisées sortent si tentantes de la large fente de soie ! ». En effet…
Dans la deuxième partie du roman, après avoir goûté les joies du lesbianisme, Jacqueline va découvrir la virilité. Roger de Huchetelles, le fils d’un vieil ami de la mère de Jacqueline, ramène ses jolies fesses au château. Il est un peu en avance… En se promenant dans les jardins à la recherche de Jacqueline, il la découvre en plein ébat coquin avec sa cousine Colette. Cette dernière, les jours suivants, se fera un plaisir de déniaiser le jeune Roger, puceau, penaud mais très curieux et de l’amener dans les bras (et les cuisses) de Jacqueline. Morale de l’histoire :
« Quand Jacqueline quelquefois pense aux leçons de son catéchisme, elle ne peut s’empêcher de sourire, car la luxure lui apparaît maintenant sous les traits de la jolie Colette de Verneuse ». Amen.